Version FRANÇAISE plus bas

« For its 8th edition, Gottwood festival sees even bigger … »

If you’re used to read this kind of incipit, please move on. In Wales, we don’t see bigger: we see better! Rather than increasing the festival’s capacity, the organisers seemed intent on enhancing the content.
This is how you dispense with the myth of the « Holly Profit » (and it feels good).

From June 8-11th, in the small city of Holyhead, took place the 8th edition of Gottwood festival. This little « made in UK » event’s treasure provided 5000 lucky ones with 4 days of rejoicing oriented live band, techno, house and micro/break minimal.

A multi-faced culture

« To know a country, thou shall take the train».

Red brick’s houses passing along the train are reminiscent of northern France, the surrounding vegetation reminds you of some lost areas in Brittany, untouched by civilisation and most of the accents you can hear come directly from a Guy Ritchie’s film: Welcome to Wales, mate! *

In our wagon heading to the festival, English culture is omnipresent. Just like our two unexpected companions, solidly prepared to start the festival under the best terms, comfortably settled between two old ladies who seem to faint every 15 seconds at the sight of beers and balloons.

A special mention to Welsh police and their now famous « Drug Amnesty » cans. We obviously tried to open them (as a reporter on the lookout for the latest dissuasive techniques), but in vain.

Discovering the place

After a 20-minute shuttle, we arrive on a plain whipped by sea winds. Landscapes are breath-taking, but wonder quickly gives way to the excitation of entering the site.

The queue is quite long, and palpations are drastic. Police presence is strong, sometimes weighing although reassuring. Some recommendation signs even advise people what to do in case of an armed attack. Yes, United Kingdom is still on guard after the dramatic events during Arianna Grande’s gig.

Camps site is small and tents quickly overlap, but we never had to walk long distances on foot (forget about Dour&Cie and their harassing kilometres).

 

Daring decisions always aiming for quality

What immediately stands out in Gottwood is a detailed state of mind, a well-meaning gesture that directly sets up an immersive ambiance. Every garland, every stage, every food-truck, every smile seems to be just right where it belongs.

It was impossible to understand that a festival only hosting 5000 people would build 11 different stages, and yet… The only problem is to dub those 11 stages in an optimal way. No speaker’s slap this time.

As for as the wooden and handmade stages, architectures are sophisticated and perfectly fit the surrounding lush flora. Just like the one below (duplicated from the original Gottwood logo) which easily reflects the three-month construction investment.

For the rest, it is circus tents made of tarpaulins and straw bales, we definitely like the country-style aspect. An effort was also made for the lights, it’s pleasant to witness the budget was equally allocated.

Following the denomination « Art Festival », Gottwood features some of the nicest street artists currently spraying their paint all over the UK.

The Gottwood family, labels and artists

It’s quite difficult to summarise all the artistic and musical adventures of a four-day feast but it’s not impossible for Electro News!

So here is our non-exhaustive list of all the big hits and small discoveries in Gottwood, guarantee with pure groove and free of shitty transitions.

Jayna G et Harvey Zero, Harvey Sutherland & Bermuda, John Dimas, Rolls’n’do (tINI & Bill Patrick), Dele Sosimi Afrobeat Orchestra, Sonja Moonear, Craig Richard, Levon Vincent, Crazy P Soundsystem, Mathew Herbert, Ross from Friends, Young Marco, Francesco del Garda, Black Hall & Bookless and also Tristan da Cunha.

Needless to tell you, dear readers, how this festival succeed in gathering everything you’re looking for in one event: disorientation, an idyllic atmosphere, local as well as international artists, sets that are long enough to enable DJs to express themselves without always breaking their famous tracks. And above all: the bloody UK way of life! *

I’d like to address my most especial thanks to a very notable group of people, the GOSU and Nixwax squads. Whiteout them, our festival would have had a totally different taste, cheers mate!

 

FRENCH VERSION / VERSION FRANÇAISE

 

Gottwood, une pépite protégée entre ciel et mer

 

« Pour sa 8e édition, le festival de Gottwood voit encore plus grand … »
Si vous avez l’habitude de ce genre d’incipit, passez votre chemin. Au Pays de Galles : on ne voit pas plus grand, mais mieux ! Les organisateurs ont la ferme intention de ne pas augmenter la capacité du festival, mais d’en améliorer le contenu.
De quoi casser avec le mythe du Saint Bénéfice (et ça fait du bien).

Du 8 au 11 juin, dans la petite bourgade de Holyhead, se tenait la 8e édition du Gottwood festival. Ce petit joyau des événements « made in UK » offrait à 5000 chanceux 4 jours de réjouissances axées live band, techno, house, et micro/break minimal.

Une culture multiple

« Pour connaître un pays, le train tu prendras ».

Les maisons aux briques rouges qui défilent à nos côtés ne sont pas sans rappeler le nord de la France, la végétation environnante évoque des recoins de Bretagne vierge de toute civilisation, et les accents entendus sortent tout droit d’un remake de Guy Ritchie : Welcome to Wales, mate !

Déjà dans notre wagon à destination du festival, la culture anglaise est omniprésente. A l’image de nos deux comparses solidement préparés à entamer le festival sous les meilleures auspices, installés entre deux vieilles dames qui, à la vue des bières et ballons semblent subir des syncopes toutes les 15 secondes.

 

Mention spéciale à la police galloise et ses deux poubelles en sortie de gare « Drug Amnesty ». Évidemment, un bon reporter étant toujours à l’affut, nous avons essayé de les ouvrir (pour savoir si cette technique dissuasive fonctionnait, bien évidemment), en vain.

Découverte des lieux

Après 20 minutes de navette, nous arrivons sur une plaine fouettée par les vents marins. Les paysages sont à couper le souffle, mais l’émerveillement cède vite à l’excitation d’entrer sur le site.

La file d’attente est assez longue, et les fouilles drastiques. La présence policière est forte, parfois même pesante, bien que rassurante. Certains messages affichent même des recommandations en cas d’attentats, le Royaume-Uni reste sur ses gardes après les événements tragiques du concert d’Ariana Grande.

Le site du camping est assez petit et les tentes se chevauchent, mais nous n’avons jamais de grandes distances à pied à parcourir (exit les Dour & Cie et leurs kilomètres harassants).

Ce qui marque le plus dans Gottwood, c’est le sens du détail, du geste bien fait qui fait tout de suite qu’une ambiance est immersive. Chaque guirlande, chaque scène, chaque food-trucks, chaque sourire semble se positionner là où il est de manière naturelle.

Il est impossible de concevoir qu’un festival accueillant uniquement 5000 festivaliers puisse offrir 11 stages différentes, et pourtant… Seul problème, impossible de sonoriser ces 11 scènes de manière optimale, on repassera donc pour les claques de baffles.

Pour les quelques scènes en bois et artisanales, les architectures sont recherchées et s’adaptent à la flore luxuriante environnante. A l’image de celle-ci, calquée sur le logo du festival et qui reflète aisément l’investissement de trois mois en amont pour le montage.

Pour le reste, ce sont des chapiteaux fait de bâches et ballots de paille, on apprécie aussi le côté champêtre. Un effort est fait du côté des lights, c’est agréable de voir que le budget a été également réparti.

Suivant l’appellation « Art festival », Gottwood propose aussi aux festivaliers de contempler sur le site de nombreuses œuvres de street art. Une sélection éclectique et abordable.

La famille Gottwood, les labels et les artistes

Il apparaît inimaginable difficile de résumer les péripéties artistiques et musicales de quatre jours de fêtes, mais impossible n’est pas Electro News !

Voici donc notre sélection non-exhaustives des grosses frappes et petites découvertes du Gottwood, garantie sans transition merdique et purs groove de la forêt.

Jayna G et Harvey Zero, Harvey Sutherland & Bermuda, John Dimas, Rolls’n’do (tINI & Bill Patrick), Dele Sosimi Afrobeat Orchestra, Sonja Moonear, Craig Richard, Levon Vincent, Crazy P Soundsystem, Mathew Herbert, Ross from Friends, Young Marco, Francesco del Garda, Black Hall & Bookless and also Tristan da Cunha.

Inutile de vous dire, chers lecteurs, à quel point ce festival regroupe tout ce que vous recherchez dans un événement à l’étranger : le dépaysement, une ambiance idyllique, des artistes locaux et internationaux, des sets suffisamment longs pour que les DJ puissent s’exprimer sans passer par leurs tracks phares. Et surtout : the bloody UK way of life !

Un remerciement tout particulier à la bande de Gosu et Nixwax, notre festival n’aurait définitivement pas eu le même arôme sans vous les mecs, BIG UP !

 

Rédacteur/writer and photographer : Nicolas Suffit

 

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