Comme à son habitude, le before des habitués débute devant la salle du Trabendo. Rythmé par les enceintes balançant drum and bass et dubstep, les junglists n’attendent qu’une chose : pouvoir enfin se réunir sur le dancefloor. L’ambiance est électrique. En même temps, c’est bien normal au vu du line up de ce soir. Dès l’ouverture des portes, une foule plus conséquente que d’habitude s’y faufile, tandis que Lam C, parisien habitué des platines des Get In Step, chauffe les premiers arrivés comme il se doit. C’est bientôt au tour du duo Document One de prendre place aux platines !

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Spécialistes de la drum and bass dancefloor, funk et mélodique, les deux acolytes profitent de cette nouvelle édition des Get In Step pour nous faire découvrir leur nouvel album. Document One nous auront clairement surpris lors de ce set, bien plus énervé qu’à l’habitude. S’ils avaient prévu de nous casser les jambes d’entrée de jeu, c’est réussi ! Venons-en maintenant à un cocktail explosif et sûrement le plus attendu de la soirée. On parle évidemment de SpectraSoul & DRS.

SpectraSoul, un duo également, se construit en 2006 et touche à plusieurs variétés de musique électronique, avec bien évidemment un fort penchant pour la drum and bass. Après avoir écumé des labels tels que Metalheadz, Exit Records, Critical Music ou encore Shogun Audio, on se doutait bien que sa prestation allait être de top qualité. Bien que sa vibe soit carrément plus deep/liquid que le set précédent, le public n’en a pour autant pas été déstabilisé et a su apprécier la selecta impeccable et la précision de mix. Nous avons, entre autres, pu découvrir quelques tracks de son nouvel album « How We Live » qui sortira officiellement dans quelques jours : on va pas se mentir, c’est plutôt dingue. Et que dire du génialissime DRS qui, comme à son habitude, aura réussi à ambiancer parfaitement le Trabendo. Difficile de trouver mieux comme MC, particulièrement pour des sets deep/soulful.

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Le dernier album d’Agressor Bunx, « Properties of Addition » est sorti cet été et on se l’est pris en pleine face pendant le live suivant ! Le duo ukrainien, réputé pour ramoner du début à la fin de ses sets (comme en Jungle Juice où vous les auriez peut-être déjà croisé à Paris), ne nous aura clairement pas déçu. On ne s’est toujours pas remis de leur neurofunk plus sombre que jamais et des drops ultra violents dont ils nous auront assénés. Les barrières non plus d’ailleurs. C’est d’ailleurs à cet instant précis que le Trabendo est devenu un vrai sauna.

C’est désormais au tour de l’autrichien Akov. Nous l’avions découvert ce jeune producteur quelques années auparavant au Batofar lors de l’une de ses toutes premières dates sur Paris. Jamais nous ne nous serions douté qu’un jour il puisse retourner des salles d’une telle envergure, et proposer du contenu d’une qualité phénoménale comme il l’aura fait pour cette Get In Step. Nous qui étions particulièrement impatients de l’entendre passer son bootleg de Mr Happy (Dj Hazard) avons été comblés. Ce que l’on aime chez Akov, c’est son style bien à lui, sa neurofunk originale, personnelle, et qui sort du lot dans un milieu qui est, à l’heure actuelle, tellement saturé.

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Cette Get In Step fut une véritable réussite et reste l’une des seules soirées parisiennes à offrir un line up aussi varié musicalement parlant. Les junglists avertis auront été comblés car un grand panel des différents sous-genres de la drum and bass auront été représentés ce soir. Mais bon, il n’est pas encore temps de se reposer : la prochaine a déjà été annoncée pour début Novembre. Si Audio et 1991 ne sont plus à présenter, on remarquera aussi l’une des dernières dates de June Miller, les deux néerlandais qui avaient annoncé leur séparation il y a près d’un an et qui arrivent au terme de leur collaboration.

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