Aujourd’hui, on vous parle du dernier EP du toulousain Monty sorti le 4 octobre dernier chez le label Vandal Records. Si ce jeune producteur a déjà reçu le support de Noisia, Alix Perez ou encore Ivy Lab, c’est clairement pour une bonne raison ! Après plusieurs sorties chez Critical ou 1985,  Monty est de retour avec un magnifique EP, qui a d »ailleurs été masterisé par le grand Enei. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’écouter ce petit bijou, c’est le moment ou jamais !

 

 

« ESCAPE YOUR SMILE”

Track d’ouverture de l’EP, c’est avec un roller sombre et hypnotique que Monty entame de séduire nos petites oreilles (qui n’étaient pas prêtes du tout). Vocals qui s’installent progressivement dans le creux de la mélodie, quelques samples qui viennent alimenter l’atmosphère générale, et on part pour un drop profond et des plus fluides. S’ajoutent les différents synthés, reprenant le schéma mélodique pour le faire varier en notes et en intensité, tantôt plus aigu, plus grave, le tout produisant quelque chose d’exceptionnellement prenant et fort. On salue également fortement le travail percussif, dont chaque fin de mesure vient relancer la prochaine comme un constant re-drop. Un deep délice dans lequel on retrouve cette touche unique et propre au prodige Toulousain.

 

 

“RUFF EDGES”

Changement d’ambiance, “Ruff Edges” vient dès le second morceau nous rappeler que le Toulousain sait aussi pondre des bombes techy. Montée survoltée, snare grasse, le rythme est bien plus frénétique et tribal qu’à nos habitudes. Au pic de ce built-up entre quelques  samples aboyants, Monty nous dévoile une mélodie aux sonorités de tronçonneuse qui viendra slalomer entre les percus foudroyantes tout le long du drop. On s’imagine facilement skanker sur ce roller qui ne s’arrête jamais, tant le flow est incisif et efficace. Somme toute, une track explosive au fort potentiel sur le dancefloor !

 

 
“ALL DOWN TO YOU”

All Down To You, coup de coeur. Dès l’intro, la reverb, le delay, les vocals, tous les éléments s’accordent à imposer un univers onirique, quelque chose de presque aquatique tant on flotte entre légèreté et intensité. Les quelques notes qui marquent le motif principal du morceau sont très fortes en émotion, de par leur simple arrangement et le sound design autour, et annoncent quelque chose de très beau, très fort, et tout en mélancolie. Au drop, les percus viennent rythmer le tout, donner sa pleine puissance à la track, accompagnées d’un synthé grinçant, plus sombre, dont l’apport principal sera de d’in par à-coups, furtivement, et diversifier l’ensemble mélodique. Morceau accompli, perle, soulful banger, beaucoup de mots pour, au fond, dire que c’est trop bien.

 

 

“SOFT START”

Beaucoup l’attendaient depuis un long, très long moment. Emblême de l’EP éponyme, promenée un peu partout dans le monde dans les sets de Skeptical ( certains se souviennent peut-être du “Soft Start” –> “Motion Blur” (Noisia) qui avait servi d’intro à son set au Bikini, l’hiver dernier : un grand moment ), la track est déjà connue, reconnue, et résonne comme une alerte au deep avec son intro toute en progression et en notes marquées. On retrouve encore une fois cette sonorité toute particulière, toute en reverb, qui marque la plupart des tracks deep de Monty. Trois notes, dans lesquelles on décèle une teinte d’influence dub, ce même synthé grinçant ( cf. “All Down To You” ) qui s’applique à marquer des instants plus incisifs, et toujours autant de vocals sublimes. La deuxième partie du drop écarte un instant le motif de base et met l’accent sur les samples environnant et la bassline, permettant un moment plus brut et plus physique ; résultats sur le dancefloor garanti.

 
 
“BRING IT BACK”

Première petite touche halftime de l’EP, et quelle touche ! Intro toute en puissance, mélodique, toujours dans le même esprit full reverb ; de quoi lancer (sans y aller par quatre chemins) une track forte et efficace. Le drop est bouncy, solide, ancré dans les subs, et ne s’entoure que de très peu de lignes mélodiques pour l’accompagner, favorisant l’impact des vocals, dont les aigus apportent une touche très « r&b » à ce morceau. Un second élément vocal répond, d’ailleurs, au premier, participant encore une fois à un rendu très complet et soigné. Le bridge reprend le motif de début, une pause onirique et mélodique qui vient rompre avec le rythme du premier drop, pour repartir de plus belle avec un design plus « dirty » et agressif ; surprenant, grinçant et entraînant. Somme toute, une track très originale et, comme d’habitude, parfaitement exécutée.

 

 

“CONCRETE FLOW”

Toujours dans une rythmiques halftime, c’est ici quelque chose à l’atmosphère bien plus sombre et angoissante qui nous est présenté. On retrouve certains aspects très présents chez Ivy Lab ou Shades, et ce n’est vraiment pas pour nous décevoir. Le drop arrive très vite, assenant sa basse toute en distorsion; l’impact est immédiat, et violent. Les variations très breakées du second drop soutiennent cette ambiance destructrice soulignée par de grandes nappes mélodiques tout droit sorties des abysses. Un morceau gras, puissant, qui a toutes les clés en main pour déchaîner les foules, et mettre une sacré claque aux fans du genre.

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