Du 8 au 15 août dernier, la capitale hongroise devenait le centre culturel de l’Europe le temps d’une semaine au Sziget Festival. En accueillant 565 000 festivaliers de plus de 105 nationalités différentes, cette 26e édition se révèle, d’ores et déjà, être un record : +12% d’affluence ! Ceci s’explique en partie grâce à une programmation aussi exigeante qu’éclectique, que l’on vous propose de découvrir à travers nos yeux.

L’ouverture du public

Sziget signifiant île, c’est par un pont que nous rejoignons le festival avant de récupérer notre guide de survie : le Passport of Love. Ensuite, l’interminable défilé de tentes, duvets, matelas peut commencer, direction l’Apéro Camping.

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La diversité d’artistes 

Pas le temps de traîner, la semaine peut paraître longue mais le programme est chargé et l’île plutôt immense. Ainsi, le groupe de rock danois : WhoMadeWho, nous gratifie d’un des ses grands classiques : Heads Above (remixé par Maceo Plex ICI).

La Dan Panaitescu Main Stage chauffée à blanc par le live de Bonobo, se prépare à accueillir les emblématiques masques du groupe Gorillaz. Or, Damon Albarn commence le concert à visage découvert, preuve qu’après les années, il nous surprendra toujours ! Du nouveau matériel doublé d’un chœur complet offrent aux anciens classiques un tout nouveau visage. Les masques apparaissent enfin, au même moment que le célèbre Clint Eastwood.

Le lendemain, Parov Stelar prend le contrôle de la Main Stage, accompagné de sa chanteuse (et épouse) et des 4 musiciens. Les cuivres en appui du DJ permettent au groupe de naviguer entre house, electro et jazz pour un swing sans limite. Une partie du concert filmé en live est disponible ICI.

De retour sous les dix immenses chapiteaux rouges, c’est un concert différent que s’apprête à nous livrer Petit Biscuit. Le public français, représentant 10% des festivaliers, a su se faire entendre avec une Marseillaise avant et après le spectacle. Le jeune français, ainsi accueilli, nous livre un set oscillant entre deep house et techno, accompagné d’un light show impressionnant, grosse claque pour un dimanche !

Bien qu’elle ne soit pas au cœur de la programmation, la techno a tout de même une place de choix sur l’île. La Colosseum Stage, construite en cercle, uniquement en palettes, voit défiler des poids lourds tels que Popof, Enrico Sangiuliano, Mind Against, Ben UFO ou encore Dave Clarke. Mentions toutes particulières au set terriblement acide de Dense & Pika et au B2B dévastateur de Rebekah & Paula Temple (video)!

Paula Temple b2b Rebekah @ Sziget Festival 2018

#ENreport #HungaryViolence en approche avec le B2B explosif de Paula Temple et Rebekah sur la scène Colosseum du Sziget Festival FR lundi dernier.

Publiée par Techno News sur Jeudi 16 août 2018

Tout aussi électronique, la Bacardi Arena en aura vu de toutes les couleurs sous ses chapiteaux. Du vert dubstep de Flux Pavillon au bleu EDM de KSHMR, à la house rouge de Don Diablo, la scénographie est toujours aussi envoûtante. D’ailleurs, l’organisation l’avait annoncé, le closing aurait lieu sur cette scène lors de la Elrow Party. Où Jamie Jones à eu la chance de clore le festival au beau milieu d’une jungle ensoleillée.

Pour un combo toujours gagnant

Initialement destiné à la culture hongroise, le Sziget Festival a fait le pari gagnant de s’ouvrir à l’Europe de l’ouest, ce qui en a fait le plus grand festival du continent. Cette année encore, les axes de travail ont été le Vivre Ensemble et la Durabilité. Ces défis actuels semblent être davantage ceux d’une collectivité que d’un festival. Toutefois, la frontière s’amincit lorsque sont réunis 80 associations civiles, 1200 bénévoles et plus de 6000 travailleurs, autour d’un projet commun.

Tamás Kádár (CEO), ainsi que ses 64 salariés à plein temps, peuvent être salués sincèrement pour leurs efforts. En dépit des circonstances politiques actuelles en Hongrie, ce rendez-vous représente une bouffée d’air frais pour la Culture et les cultures locales. Nul doute, donc, que l’Europe attend la prochaine édition de pied ferme.

Crédit photo : Rockstar Photographer

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