Notre équipe était présente au Garorock Festival à Marmande du 29 Juin au 2 Juillet, à côté de Bordeaux. On vous raconte nos 3 jours !

Nous étions inquiets quant au bon déroulement du festival avec une météo qui s’annonçait très capricieuse toute la semaine. Cette année, la Plaine de la Filhole n’a pas échappé au déluge annoncé. Mais ça n’a pas découragé les 105 000 personnes présentes sur ce vaste spot. Voici notre report.

Nous arrivons le jeudi, à rappeler que le festival débute le jour même pour les détenteurs des pass 2 et 3 jours. Pour nous, impossible de rater le premier soir puisque Salut C’est Cool joue sur la scène Jungle du Camping. Malheureusement, on verra seulement ce groupe puisque l’accès au camping nous a valu une (très longue) attente dûe à des fouilles minutieuses à l’entrée.

La scène est installée dans le camping, on a la chance d’être installés à l’entrée (donc juste en face!), et on entend des voix au loin : plus de doutes, les Salut C’est cool sont en place ! On prend notre apéro sous le bras, et on file voir les énergumènes qu’on à hâte de retrouver une fois de plus. Comme à leur habitude, ils retournent le camping, et ce pendant 3h.

© Nicolas Jacquemin – La Clef Prod

On remarque avec une joie non dissimulée que nous ne sommes pas les seuls à avoir le sourire jusqu’aux oreilles et à ne pas manquer le rendez-vous. La scène, pas très grande mais avec un grand espace pour la foule, est remplie de festivaliers motivés et festifs chantant à tue-tête chacun des morceaux. La foule est bien là, prête à en découdre avec la tekno ultra décalée des SCC. On sera agréablement surpris par l’évolution de leur set. On aura droit à leurs morceaux les plus connus qui bougent déjà bien comme « Techno toujours pareil », « Olala », « Des fleurs », mais on pourra aussi écouter des sons aux sonorités tribe et hardcore, de quoi bien réveiller tout le monde avant d’aller « dormir » avec pas mal d’exclus en prime. Il est déjà 2h, pendant que le reste du camping reste éveillé, on décide de retourner au campement pour profiter d’une bonne nuit de sommeil et être en forme pour demain.

Vendredi : réveil houleux avec un temps plutôt déprimant. On ne va pas se mentir, l’herbe est devenue boue, les bottes sont l’élément de base de survie, mais on part quand même visiter les lieux de jour, découvrir les différents foodtrucks, l’installation des scènes (Scène Jungle et Pression Live), …

© La Clef Prod

© Teddy Morellec – La Clef Prod

Pour être honnête, on a cherché la motivation toute l’après-midi pour faire abstraction de cette pluie incessante, en se montant un abris précaire avec une bâche soutenue par des ficelles entre plusieurs tentes. Mais malgré tout, au camping, l’ambiance est au rendez-vous et l’alcool coule à flot (euh non, avec modération), tout comme la pluie.

 

© ARNAUDANDRE – La Clef Prod

Vers 22h, on décide de migrer vers les concerts. On ne pouvait pas passer à côté de certains artistes qui nous ont accompagné dès notre adolescence. C’est avec grand honneur qu’on assistera aux performances du ténébreux groupe Foals. La voix de Yannis Philippakis avec les accompagnements nous saisit et bien sûr, c’est encore mieux que sur son ordi, la mélancolie plane au-dessus de nos têtes en direct live. Ils se succèdent avec Phoenix sur les scènes jumelles Garonne et De la Plaine. Phoenix qui présente son nouvel album, mais qui à notre plus grand plaisir n’oublie pas de passer les musiques de son album Wolfgang Amadeus Phoenix comme « Lizstomania« . Entre les deux artistes, nous sommes passés voir Little Big, ce groupe russe complètement trash. On découvre une electro viscérale qui en envoie : le groupe remplit la scène d’énergie et séduit par la même occasion son public.

 

Dans notre petit programme, on a inséré Diplo par curiosité, voir ce que ça donne en live. Malgré un set énergique et une ambiance au beau fixe on ne sera pas conquis par sa tracklist et une façon de mixer en enchaînant des vieux tubes comme Major Lazer – Watch Out for This.

© Teddy Morellec – La Clef Prod

On décide donc de se diriger vers la scène Garoclub. La scène est moins impressionnante que les autres, mais il y règne une bonne humeur communicative entre les festivaliers et les artistes minimale/techno/house comme Jennifer Cardini ou encore Cosmic Boys qu’on a eu le temps d’apprécier. La proximité est de mise avec la scène et les artistes contrairement aux autres scènes qui sont démesurément grandes avec une large fosse, c’est un petit plus qui mine de rien insuffle plus facilement cette cohésion autour d’un intérêt commun : la musique.

On ne vous cache pas que la piste était littéralement une pataugeoire : on avait les pieds lourds mais le coeur léger, tout ouïe dans notre quête à suivre le rythme avec nos bottes dans la gadoue, mais le cœur y était, les oreilles dressées. La pluie et la fatigue auront eu raison de nous, on décide de se retirer faire un petit somme au campement.

 

Samedi, ça sera le jour où le Garorock et son camping seront les plus peuplés. Le ventreglisse sera ouvert pour les moins frileux, quelques irréductibles s’improviseront un Garofoot malgré un sol toujours détrempé. A en voir la bouille des joueurs, c’est définitivement l’envie de se défouler et de s’amuser qui prime à ce moment-là, comme tout festivalier qui se respecte, supplément masque de boue.

 

© La Clef Prod

La scène Jungle continue d’ambiancer le camping dès 11h jusqu’à 17h.

En fin de journée, N’to et Joachim Pastor ouvrent le bal sur une des grandes scènes. Les deux potes présentent cette année leur nouveau label SINNERS. C’est est un label plus sombre, mental, à l’inverse d’Hungry Music mais qui continue d’inviter au voyage « Fermons les yeux pour les ouvrir ensemble ». C’est exactement ce qu’on a fait. Ces deux-là nous ont transporté loin, avec une alchimie parfaite entre leurs univers respectifs. On reconnaîtra entre autres les titres « Eternity » ou encore « Petite » qu’ils mixent à 4 mains en live, à leur sauce.

En milieu de soirée, on choisit de voir les concerts de ces têtes d’affiches aux univers très différents à ne pas louper. On passe d’abord voir le groupe La Femme qui nous sert sur un plateau quelques titres connus comme « Sur la planche » et « Si un jour« . Lui succède juste après sur la scène voisine London Grammar et sa voix sublime qui a semblerait-il chassé les nuages et laissé entrevoir le coucher de soleil ce qui nous vaut un instant chill des plus agréables, allongés dans l’herbe à peine sèche.

© Teddy Morellec – La Clef Prod

S’ensuit la grande M.I.A. qui nous époustoufle avec ses danseurs sur scène de par son énergie, son sourire et un show assuré par un vjing qui nous éblouit. On ne pouvait pas passer notre chemin sans la voir et sans écouter son légendaire « Paper Planes » et « Bad Girl« , surtout qu’apparemment elle arrêterait sa carrière.

Juste après, Vitalic se met en place et c’est parti pour 1h de set en ODC live.

© Teddy Morellec – La Clef Prod

La scénographie est hypnotisante avec un vjing aux lignes géométriques et colorées, faite de carrés qui s’entremêlent autour de Vitalic. Et bien sûr, sans surprise, la mise en abyme est enclenchée : il hypnotise à son tour les festivaliers à chaque track qu’il enchaîne comme « Second Lives » qu’il envoie dans le début de son set. Il marque le coup d’envoi d’1h de live montant en intensité jusqu’à la fin. Sur la fin justement, le repos des guerriers a sonné et notre vente crie famine ! On se pose un moment sur les bancs, face à la scène, et on regarde ce magnifique spectacle, comme au ciné, notre barquette de frites bio a la main – un régal soit dit en passant -.

On ferme la rubrique electro avec Mr. Oizo aka Quentin Dupieux, l’artiste en herbe aussi talentueux sur ses platines que dans la réalisation de long-métrages. On n’est pas surpris par la foule qui se presse pour le voir. Mr. Oizo, c’est l’artiste qu’il faut voir au moins une fois tant ses productions reflètent cet incroyable et déroutant personnage… Une bonne occasion pour sauter dans la boue ! Tout comme Vitalic, on est obligés de se mettre dans le fond pour ne pas se faire écraser, car il faut le dire, il y avait quand même vachement de monde posté sur ces deux scènes !

Sam Paganini et Oxia clôtureront ce second jour de festival qui était pour nous rempli de talents invétérés.

Le dimanche, nous ne pouvons malheureusement pas rester pour le dernier soir. Nous profitons des dernières heures pour aller se trémousser sur la scène Jungle au Camping, et au soleil s’il vous plaît – on avait presque oublié que l’herbe était verte –  avec des artistes du Festival toulousain Electro Alternativ.

On a réussi à avoir une petite vidéo du set de Justice le dimanche soir :

© Alexandre Gervais

Le bilan est très positif :

  • Artistes talentueux, shows visuels de qualité,
  • Système de bracelet éléctronique (Garopass) pour rentrer dans le camping et pour aller aux scènes = efficace qui permet de fluidifier toute cette masse de gens.
  • Des stands variés, que ce soient les stands de boisson (RICARD, Red Bull, Skoll, buvettes…), de nourriture (burger, churros, ), d’activités (simulateur de chute-libre, auto-tamponneuses, la Wedding Chappel, …)
  • Des scènes bien espacées entre elles

 

© Teddy Morellec /© La Clef /

© Arthur Bresset – La Clef Prod

A l’année prochaine Garorock !!!

 

 

 

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