Il y a quelques jours on assistait à ce festival qu’on attend avec tant d’impatience chaque année : le Dour. On vous raconte en détails !

Arrivée et premier soir

Une file d’attente se dresse, puis vient la pose des bracelets et le chemin jusqu’au camping (C). Cette année, nouvel agencement des campings, seulement le A, B et C. On a pu voir que ce dernier a été largement agrandi, pour un maximum -voire trop- de place !

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Viennent les concerts du soir, nous assisterons à The Vaccines pour une dose de rock et de smile, puis à Netsky, de la drum n bass avec un MC au micro, assez décevant pour les fans de drum n bass, qui s’attendaient à plus « énervé ».

Deuxième jour

Réveil ankylosé des efforts fournis la veille, mais on va faire avec !

Départ pour le festival aux alentours de 17h30 avec en ligne de mire Jacques. Notre première face à lui, le gars maîtrise bien et nous fait danser tout en cassant les codes linéaires de la musique, on approuve.

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Petit retour sur le camping pour recharger les batteries, et c’est parti pour toute la soirée. A notre grande déception on a loupé Wiz Khalifa, mais au Dour il faut faire des choix hélas, et surtout se reposer !

Deuxième départ pour Mac Demarco dans La Petite Maison Dans La Prairie. C’est aussi une découverte totale pour nous, et une révélation : ses musiques mêlent le rock, le funk, l’alternative et le blues en mode old school type anglais, assurant une grosse grosse ambiance. Entre des sons qui font jumper et d’autres qui incitent au slow, leurs visages sont éclaircis par leur envie de partager un bon moment, de plus les gars sont bien déjantés, s’embrassent, sautent dans la foule…

Suivra la prestation du duo SHXCXCHCXSH (photo), assez particulier, entre ambient et dark techno, l’ambiance est froide et mystérieuse, la foule attend chaque « drop » mais ce dernier ne vient pas. On a apprécié, mais l’espace de 30/40 minutes.

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Basta, maintenant on veut du kick ! Allons supporter Paula Temple : la scène Jupiler est gentiment remplie pour les premières 20 minutes, on a un max de place pour danser sur ses sons techno aux sonorités/mélodies mystiques. Puis on se retourne, et là plus de place pour danser, une foule se ramène pour kiffer son set avec des phases parfois acid. La Jupiler pleine à craquer.

Dernier set du soir : Le Bask. Le Français prend les commandes de la Cannibal et remplit la scène en un rien de temps. Frenchcore bien énervée et tapage de pied au rendez-vous. On ressentait de fortes vibrations sur les dalles en bois !

Day 3

Déjà! Il ne reste plus que 2 jours, mais bon on est là pour kiffer pas pour compter.

Arrivée sur site à 19h00 pour Mobb Deep, les Américains sont super chauds et mettent l’ambiance, à base de put your hands up et bien sûr, leur gros classique à la fin tant attendu, qui a fait lever une bonne partie de la foule posée par terre.

S’ensuit La Femme : seconde découverte pour nous. L’ambiance est assez délire et bon enfant, tout le monde se lâche sur les sons du groupe, on rigole bien sur le son ‘Mycose’. De plus le groupe est top avec son public, lui balance des bières pleines et fait une grosse feinte de fin de spectacle, tout le monde revient en courant dès que le groupe repointe le bout de son nez pour faire leur dernier son, une scène bien amusante!

Direction chill & bouffe sur la main stage pour voir Fakear. Le gars est à fond et balance tous ses tubes deep house/chill trap. On aperçoit une foule de jeunes avec le smile, les filles dansent comme jamais !

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Fini la détente, on passe à une ambiance RedBullisante.

C’est parti pour un gros set de Maceo Plex, el padre de la techno/ tech house au top de la forme, qui a commencé à remplir la scène inondée de cailloux qui font mal aux pieds, sans pour autant démotiver les gens à danser ! Dans notre programme, Mind Against n’y était pas, mais Maceo a légué les platines à un artiste aux sonorités mystiques, accompagné de ses musiques aux breaks longs pour faire monter le suspense, finissant sur une techno fracassante. On a été envoûtés par son set et on y a assisté de A à Z!

Pour ce qui est de l’agencement de la scène -comparé à l’année dernière -, on l’a trouvé moins bien en largeur qu’en longueur, mais les écrans LED en hauteur et non sous forme de piliers libèrent pas mal de visibilité. Au niveau du visuel (voir le DJ) et de l’auditif (enceintes dirigées surtout vers le centre de la scène, non sur les côtés), c’est un bémol pour nous.

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Petit break et retour à la scène De Red Bull Elektropedia Balzaal pour Boris Brejcha. Style unique, sons minimal/techno, délivrant sa spécialité, on ne restera pas jusqu’au closing et on trouvera que son set n’aura rien d’exceptionnel.

On fera la dernière heure de festival sur Kanka, un artiste dubadub qu’on a apprécié, posé par terre derrière la scène. Set assez vivant mais on a trouvé que ça manquait de classiques, voire même assez mou!

On s’attendait plutôt à ça :

4e jour

Les esprits commencent à s’affaiblir et à manquer de sommeil, mais pour nous le programme du samedi est assez posé!

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On commence sur la Jupiler Dance Hall avec Odezenne, les gars ont entonné leurs musiques complètement déjantées et déplacées. Ils ont emporté la foule avec eux d’une traite, à l’aide de gros cris DOUREUUUH. Big up à leur titre ‘Je veux te baiser‘, sur lequel toute la foule chantait en chœur.

Revenons à la dub en passant par les bambous : Panda Dub. Le groupe nous a délivré un live dingue, une très très grosse ambiance dansante, on a reconnu quasi toutes ses tracks, et un closing sur ‘Smile Is The Key‘.

Se chevaucheront ensuite 2 artistes mélodiques en live, le choix est dur, N’to ou Pantha du Prince?

On est restés 10 minutes à N’to mais c’est du vu et revu, même si on adore toujours autant ses sonorités house mélodiques jouées en live, on s’est dirigés vers Pantha du Prince. Ce dernier a été une nouvelle découverte, on s’attendait à quelque chose de plus calme, avec une batterie breakée mais pas du tout. On a eu affaire à de la house jouée en live par le groupe masqué, avec des sonorités et mélodies archi planantes. On comprend mieux pourquoi il a été programmé au festival techno The Peacock Society quelques jours avant.

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En cette fin de soirée, une grosse programmation trance, progressive et minimale sur la Cannibal. Un gros + et une belle nouveauté à Dour!

On n’a pas pu manquer Hilight Tribe, toujours en live. Ce groupe fervent défenseur de la trance acoustique, armé de guitares, tambours etc a clairement fait jumper la foule par son spectacle autant visuel qu’auditif. La scène était archi blindée, et la température a atteint 100 degrés pour le dernier son en dj set.

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Retour sur la grande scène pour aller voir le célèbre, ancien et toujours au goût du jour Underworld! On a vu des gens de tous âges, réceptifs, et côté musique, des bons points d’acid style rétro dans leur musique entre pop/électro et techno. Leur musique phare, connue de tous les amateurs du film ‘Trainspotting‘, mais également à la mode du moment dans les DJ sets des grands noms style Nina Kraviz, a fait la totale unanimité lorsqu’elle a été lancée en closing. Les gens sautaient, couraient vers la scène, criaient, enfin bref un gros bordel sur un son si joli, qui l’est encore plus avec la vraie voix de Karl Hyde.

Direction Jupiler pour chiller un peu sur Stereoclip en live, l’ambiance est au max, de la deep house très planante avec de jolies voix toutefois accompagnée de gros kicks. La scène est bien remplie et un pote qui est assez axé « grosse techno » arrive quand même à me caser au bout de 30 minutes un « C’est Daniel Avery là? ». On a découvert un de ses sons qui nous a clairement fait vibrer, le voici :

On fera un petit tour sur la Cannibal pour Comah mais ultra blindeé, et la fatigue se fait ressentir > direction le campement pour  se reposer… Les afters du camping C ont su nous happer!

Dernier jour

Arrive l’ultime journée/soirée, on puise dans les dernières réserves d’énergie, dans les derniers pourcentages de batterie et on se passe même la recharge portable à 3 pour rester en contact.

Cette fois-ci arrivée sur site vers 18h00 et on n’en bouge pas. Direction La RedBull pour la fin de Popof et surtout Kerri Chandler. Le set de ce dernier est bien groovy et house style chicago. On kiffe bien, on a pas mal de place et Kerri passe un de ses sons phares en milieu de set :

Au lieu de retourner au camping pour recharger les batteries et chiller, vamos al Dub Corner. Et là grosse surprise : une sorte de grand cercle avec bar, étendue d’herbe -encore bien verte- pour se poser avec ses potes, système son style teuf qui envoie bien et vue sur les maisons de la ville de Dour. Très bonne innovation et agrandissement de la part du Dour, car la scène était – l’année dernière – à la place des auto-tamponneuses.

On continue sur notre lancée reggae en allant voir un peu Danakil, l’ambiance est top, l’herbe ne se sent pas que sous les pieds, et un gros chant résonne pour son classique Marley.

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On enquille sur David August, son live était pour nous immanquable. Le trio nous projette dans l’ombre avec ses sonorités profondes très deep house.

Place au rap, monsieur Oxmo Puccino sur la Boombox! On l’attendait avec impatience, il nous a fait un superbe show en relation avec son public, content d’être là, le gars est super humble et sympa, il porte la foule d’un coup. Closing obligé sur Les Potos!

Retour à la grande scène pour aller goûter Boys Noize, mais cette électro n’est pas trop à notre goût malgré la renommée du bonhomme.

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Fin de soirée assez mouvementée avec Len Faki qui n’a pas su nous charmer par son set plutôt répétitif, puis Electrobugz. Anecdote fun : on pensait que ce dernier artiste faisait de la dubadub (on a du confondre avec un autre artiste dub). Une fois arrivés sur la Cannibal devant Electrobugz, gros bug, l’artiste faisait de la techno/electro, on hésitait entre étonnement, surprise ou persévérance.

Avant dernier artiste du festival qu’on aura vu : Ben Klock. On y est resté pour être tous ensemble mais on n’a pas forcément apprécié, son set était assez basique et manquait de vie, malgré de gros kicks. Dernières 30 minutes sur Randomer, une pure beauté : de la techno indus puis ses derniers sons hyper planants et phasants pour nous dire au revoir.

Report d’une photographe

Si vous avez encore soif, on vous raconte en quelques lignes le point de vue de notre photographe, Indira!

« Le dour j’ai adoré, dans tous les sens du terme, que ce soit le lieu, l’organisation, la programmation, qui est top mais ils devraient mettre moins d’artistes, pour avoir des concerts/sets plus longs.

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  • Paula Temple : juste avant elle c’était de la techno monotone et quand vient son tour, elle balance de l’indus, tout le monde crie, tout le monde se motive autrement. Elle enchaîne les tracks indus, avec le smile. Son set est violent, puissant et agressif.
  • Mr Oizo : son set c’est du n’importe quoi. Tu t’étonnes à chaque fois qu’il te balance un track, un coup c’est de la trap, un autre c’est de la techno, et un autre de la vocale. Tu sens que le mec fait comme il en a envie, rien à foutre du public, c’est son set, c’est son choix et ça tue.

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  • Hilight Tribe: découverte pour moi. Très rythmé au début à leur manière et ils terminent tellement rapidement, sur de la psytrance! Foule ambiancée a fond, qui danse sans réfléchir, des cris à chaque fin de track. Un autre monde!
  • Manu Le Malin et Nout : set très calme pour le coup ! Il posait les tracks mais la transition était lente, il succédait pas la hardtek violemment comme dans, par exemple, son set à Astropolis. Du coup c’était bien pour nous préparer à écouter l’artiste suivant: Nout. Dernier artiste à la Cannibal stage: très très violent, de la grosse hardtek. Le sol basculait, tout le monde sautait, personne ne se contrôlait, c’est un défoulement corporel. Mais une bonne fin pour terminer Dour! »
Les photos d’Indira pour Electro News

 

Merci à tous si vous avez lu jusque là, et on se donne RDV pour Dour 2017!

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