Deux ans déjà que l’on entendait parler du Château Perché, hélas sans avoir encore eu l’occasion d’y assister. Cette année enfin les astres étaient alignés et nous avons pu nous rendre à ce festival qui nous intriguait et attirait tant.

Crédit : Blanche Clément

Les vacances battant leur plein, nous en profitons pour arriver sur place dès le jeudi. L’entrée dans le charmant village d’Ainay-le-Vieil se fait par une unique route, sur laquelle patrouillent déjà quelques gendarmes. Sur la droite, le camping-champ n’est peuplé que de rares tentes, ce qui nous laisse tout le loisir de trouver un emplacement stratégique pour les 3 jours à venir.
Après avoir établi notre campement, le moment est venu de faire un tour dans le bourg pour admirer le château qui sera le théâtre des hostilités du week-end et, comme les photos et le teaser communiqués par l’organisation  le laissaient supposer, la bâtisse est absolument superbe, avec son enceinte, ses tours imposantes, ses douves remplies, ses jardins mystérieux.

Crédit : Blanche Clément

Les festivaliers qui ont aussi fait le choix d’arriver la veille du festival sont peu nombreux mais dégagent une énergie et une joie communicatives qui nous mettent sans plus tarder dans le bain. Un petit « certains hommes politiques ont la super pêche, nous c’est la super perche qui nous attend ! » nous parvient jusqu’aux oreilles à l’entrée du camping. La couleur est annoncée.

Le festival débute officiellement à 16h le vendredi. Durant la journée, le camping s’est progressivement transformé en joyeux village éphémère, où les habitants vont et viennent gaiement, rient, chantent, préparent leurs plus beaux déguisements. L’atmosphère est particulièrement chaleureuse et bon enfant, c’est sans aucun doute la promesse d’une belle soirée et la perspective d’un week-end enflammé.

 

Crédit : Blanche Clément

 

On se rend sur le site aux alentours de 23h. Les murailles du château sont mises en valeur par un joli mapping qui plonge d’emblée les festivaliers dans une ambiance féerique et onirique. En attendant 1h du matin pour voir le groupe Cabaret Contemporain, nous déambulons dans le château et ses jardins au son des différentes scènes et en se laissant guider par la magnifique décoration qui orne les lieux. On atterrit par hasard dans La Salle des Equipages où joue Miyagi. On se laisse doucement porter par la deep house planante du natif de Hambourg. Ensuite, il ne nous reste qu’à sortir de la salle qui donne directement sur la grande cour intérieure du château pour entendre les premières notes du concert de Cabaret Contemporain. Comme espéré, la prestation du quintet, savoureux mélange entre techno-minimale, krautrock et musique contemporaine, nous séduit totalement.

La soirée se poursuit doucement. Nous continuons de profiter des ambiances variées que proposent chacune des scènes.

 

 

Arrive enfin 8h du matin, soit le moment de rejoindre la Salle des Archers où a déjà commencé I/Y, duo que nous ne voulions absolument pas rater. Comme prévu, les 2 Berlinois jouent une techno sombre, brutale et sophistiquée. La foule est littéralement happée par l’énergie du set, et subjuguée par la déco électrique de la salle. Ce moment restera, en terme d’intensité, l’un des plus forts du festival pour nous.

I/Y @ La Salle des Archers – Crédit : Oli Mendez

Quand le set s’achève et que nous sortons à l’air libre, le soleil est déjà haut dans le ciel. La fatigue se fait sentir et nous prenons alors la décision d’aller goûter à quelques heures de repos à l’extérieur du site.

Après une baignade dans les eaux du Cher et une sieste réparatrice sur la berge, il est temps de regagner le camping pour commencer l’apéro. Ce soir-là, nous n’avons pas d’impératif concernant les artistes que nous souhaitons voir. De retour sur le site on se laisse donc porter entre les différentes scènes, sans véritable logique dans nos déplacements. Une fois de plus la magie opère et partout où l’on atterri, la musique et l’ambiance viennent nous agripper et nous empêchent de repartir : de La Volière, où est donnée carte blanche au Camion Bazar, aux Jolies Douves, en passant par la Salle des Archers pour écouter l’Espagnol Deepbass et sa deep techno capable de réveiller les ancêtres du château dans les catacombes.

 

GYRL @ L’Isle Enchantée Crédit : Kain Larsen

C’est ainsi que nous ne voyons pas la nuit passer et que nous parvenons finalement aux abords de l’Isle Enchantée au petit matin. Et là : le coup de cœur ! Les Allemand de GYRL viennent de prendre place derrière les platines. Le son est lourd, profond, relativement lent et dégage une énergie folle. On ne pouvait pas rêver mieux pour danser à cette heure sous les rayons déjà chauds du soleil.

Presque midi, épuisés mais comblés, nous rejoignons le camping. Nous quitterons le village en fin de journée, des souvenirs et du son plein la tête.

Pour résumer, le Château Perché c’était : une organisation très bien rodée, une déco parfaitement pensée, ni trop voyante, ni trop discrète, un lieu somptueux et idéal pour faire la fête, des festivaliers particulièrement sympathiques, une programmation artistique de haute volée qui nous a permis de faire de belles découvertes, un camping plus qu’agréable, des rencontres etc.

Une chose est sûre, on reviendra !

Crédit : Vincent Rochette

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