Vendredi 6 juillet. En ce début d’été -et pour les plus chanceux, de vacances- nous voilà à l’aube de la 24ème édition du plus vieux festival de musique électronique français.

Depuis sa première édition qui commença par une rave clandestine, ce géant de l’électro a fait rêver petits et grands. De la Carène au Vauban, en passant par le bois de Keroual, Astropolis a su tenir le pari de ravir chaque électrophile breton ou d’ailleurs en retournant tous les lieux emblématiques de Brest.

Vendredi, le marathon commence

Pour les puristes, qui dit Astro été dit ouverture des hostilités avec l’incontournable Bunker Palace à la Carène, ou selon les goûts, par un passage par La Suite Brest, boite qui s’est désormais imposée comme le principal club techno brestois.

Dès les premières heures de l’apéro, le port est en proie à une euphorie bien reconnaissable : tout au long de cette soirée, Brest va bouger au rythme d’Astropolis. Et cette nuit ce seront -entre autres- Agoria et son live dévastateur qui se chargeront de faire bouger les foules. Peter Van Hoesen fera quant à lui vibrer La Suite armé de ses tracks aux sonorités EBM, suivi de l’incontournable Ancient Methods, maître de l’indus.

Samedi, la fête dont seuls les Bretons en ont le secret

14h. Chaque parcelle de Brest est inondée de kicks entrainants. Sous le soleil, des petits groupes de festivaliers se dirigent bière à la main aux quatre coins de la ville. Le lavoir Saint Martin et le Vauban sont investis par des collectifs rennais : NVNA et La Tangente. La place Guérin est le temps d’une après midi le théâtre d’un tournois de pétanque électronique animé par les Brestois de Radio Lune. Du côté du square Alphonse Juin nous retrouvons nos amis de la Submarine.

Pour les férus de beaux paysages et d’expériences inédites, le collectif TBD a concocté une croisière en partance de la rade de Brest et pour les plus jeunes, l’AstroBoom place de la Liberté fera danser petits et grands.

Pour finir notre petit tour, nous avons rendez-vous au Jardin de l’Académie Marine. Château emblématique à notre droite, vue panoramique sur la rade et les pieds dans l’herbe. C’est quelques milliers de festivaliers de tous âges qui se sont réunis pour trinquer à la santé d’Astro.

22h. Les premiers arrivants passent les barrières du Bois de Keroual. L’air est électrique, les arbres sont le support de décorations féeriques et nous pouvons entendre les premières notes se perdre dans la forêt dense qui nous entoure.

Nous commençons notre périple en faisant un petit tour du côté de l’AstrofloorYann Polewka en B2B avec H.Mess font groover la foule avec leur techno/house entrainante. Puis s’en suit un balai effréné d’artistes, de scènes et de décors uniques. Du DJ résident Astropolis Madben à la belle Nina Kraviz, en passant par le Londonien Dax J ou encore par le grand patron de la techno underground Manu Le Malin, loin d’en être à son coup d’essai avec la scène Meca.

Dimanche, une ultime soirée dans un lieu bien connu

Pour les plus courageux, le festival se terminera par un after dans les sous sols du Vauban qui fera danser les survivants, et finira d’en achever certains. Throuwing Snow ouvrira le bal, suivi de The Driver Aka Manu Le Malin. Pour finir, la Nantaise Paulette Sauvage fera retentir les dernières notes de ce beau week-end, nous laissant rentrer chez nous pour un repos bien mérité.

 

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