L’année démarre du bon pied pour le pourtour de la région marseillaise. Samedi 17 janvier, les associations Transubtil et les Merry Pranksters ont organisé leur première soirée de la rentrée : la Psymind au Dock des Suds.

Le plateau était de qualité: à vrai dire, jamais Marseille n’avait accueilli autant d’artistes trance de renoms. Ce sont des artistes influents du courant qui sont venus se produire samedi soir. Les amateurs de psytrance comme les amoureux de la progressive ont pu y trouver leur bonheur. 3500 personnes étaient aux rendez-vous, plus motivées que jamais pour une soirée qui s’annonçait mémorable.

Pour l’occasion, tous les Dock des Suds étaient ouverts. Dans la plus grande salle, la « salle des sucres » se produisait la scène Progressive. Décorée par les toulousains « Anonymous Substances », la salle s’est transformée en véritable QG des amateurs de progressive Off-Beat. C’est Gef Tekkinox, fondateur de l’association Opsygen qui a ouvert le bal pour 12h non-stop de gros sons. Le DJ marseillais a troqué sa psytrance pour de la minimal progressive plus qu’efficace avant de laisser place à l’allemand Ralph Freund qui présentait son projet progressif Solar Spectrum. Les Israéliens Coming Soon et Outsiders étaient très attendus du public, qui ne semble pas avoir été déçu de la prestation: dégageant une énergie inégalable, ils ont fait jumper la salle des heures durant.

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Oddwave, de l’association Hadra/Transubtil a lui aussi créé un très fort engouement : le jeune marseillais, sur la scène montante de la progressive, a d’autant plus enflammé le dancefloor, qui n’a cessé de clamer la perfection du live de ce jeune artiste. Le duo tonitruant toulousain Groove Inspektorz ont eux aussi ramené leurs énergies : des influences rock’n’roll alliées à une progressive trance groovy qui n’a laissé personne de marbre ! L’Israélien Berg, aux sonorités claires et équilibrées s’est tout autant amusé que le public et Protonica lui avait emboité le pas avec un live set à la fois mélodique et entraînant.

La salle des sucres s’est clôturée par deux sets des plus énergiques de la part des membres de l’association Transubtil Kokmok et Ayaska : et jusqu’à la fin de la soirée, le public était au rendez-vous, toujours aussi déterminé ; avec visiblement l’envie de ne pas quitter le dancefloor.

La salle cabaret quant à elle, était dédiée à la psytrance. Le toulousain Psyritual Illusion s’est occupé de la décoration avec des strings art en 3D colorés : une déco largement remarquée par la foule qui a fortement appréciée ce jeu de couleurs. D’autant plus que le show de lasers présent sur la scène était tout simplement admirable. Miss TeKiX de Transubtil a ouvert le show avec un set progressif aux sonorités tapantes. Dès les premières minutes, la salle était déjà bondée. Gina d’Hadra a pris le relais en offrant un set riche et dynamique : une première partie 100% féminine qui n’était pas pour autant légère ! C’est ensuite Shred’er qui a commencé à annoncer la couleur : son live prog psy a très rapidement évolué vers le côté psytrance. Une prestation propre et remarqué de beaucoup : évolutive, elle a su mettre en condition le public face aux artistes qui allait suivre. Son live set a créé une surprise générale : la qualité de sa production et le rythme qu’il a installé dans la salle a marqué les esprits. Yamaga d’Hadra a ensuite laissé place à l’agitation avec un set des plus psyché avant de laisser place au Suisse Ajja grande tête d’affiche de la soirée.

Ajja, très attendu du public, a diffuser une énergie indescriptible sur le dancefloor

Ajja a été à la hauteur des attentes : la salle était plus qu’à son comble et ce fut l’hystérie générale sur le dancefloor. Une musique psychédélique déjantée a envahit la salle, au rythme d’un show laser qui a totalement créé une véritable folie sonore. Steven des World People a enchaîné avec un set tout aussi psyché comme il sait les faire, créant une véritable communion générale sur le dancefloor. Dans la continuité d’Ajja, il a offert au public une psy très sportive ! Et pas le temps de se reposer… l’allemand Ralph Freund a pris le relais pour présenter deux autres de ses projets à la suite : Braincell et Rastaliens. La psytrance psychédélique a continué de rouler des basses avec des sons mécaniques très efficaces qui ont rythmé la fin de la nuit. Pour clôturer, c’est Pym’s du label Zenon Record qui a tenu le dancefloor en haleine jusqu’à la dernière minute avec un set Psygressive: le public ne semblait pas vouloir quitter la salle une fois son set terminé !

Le programme était complet, le line-up idyllique. D’autant plus que la sonorisation des Docks avait été géré par l’ingénieur du son Damien d’Hadra : étant spécialisé dans la psytrance, le son, réglé aux petits oignons, a mis tout le monde d’accord.

Cette collaboration entre les deux associations Transubtil et les Merry Pranksters promet de belles aventures à suivre. Leur mission – promouvoir la musique trance dans le sud – semble être bien accomplie. Le public, fidèle, était au rendez-vous, et l’engouement de cette soirée a été à la hauteur des espérances. Nous n’espérons plus qu’une chose, que la Psymind devienne un rendez-vous incontournable pour le sud de la France !

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