Du 07 au 09 avril 2017, on fête à Morlaix un évènement de taille, les 20 ans du festival Panoramas ! Et on le sait, 20 ans, on change de décennie, c’est un anniversaire important. Pour l’occasion, on a interviewé le programmateur du festival, Joran Le Corre.

 

Première édition en 1998. Joran, pouvez-vous nous raconter comment est né le festival ?

Après la fin du mythique Festival Tamari, il n’y avait plus de festival de musique à Morlaix… L’idée de départ pour nous était donc toute simple : organiser des concerts, avec peu de moyens, mais surtout avec l’envie de rompre la monotonie hivernale. Et c’est grâce à la confiance de trois bars morlaisiens (Le Tempo, Le Corto Maltèse et Les Danseurs de Lune) que la première édition de Panoramas voit le jour, en février 1998. Au programme : du rock, du rap, du hardcore et un certain RENAN LUCE, 18 ans à peine. Plusieurs centaines de spectateurs répondent présents. Les concerts affichent complet. Panoramas est né sous une bonne étoile.

En 2000, Panoramas grandit. Vous changez de lieu et passez des bars au parc des expos de Langolvas. C’est un pari osé vu les différences de capacité. Qu’est-ce qui vous a poussé à le prendre ?

Au départ, on ne programmait que des groupes locaux ou régionaux. Pour se développer et accueillir des groupes plus importants, il a fallu que nous quittions les bars du centre ville pour tenter le pari du Parc Expo et augmenter nettement la jauge de l’événement et son impact.

Comment avez-vous adapté la programmation au lieu ?

On a essayé de continuer à jouer un modeste rôle de défricheur dans ce qui nous semblait être le mieux dans les musiques actuelles et électroniques. Le tout avec nos petits moyens de festival émergent. Pas si simple au début car nous avons connu des années vraiment difficiles avec des éditions fonctionnant plus que moyennement et générant des déficits importants que nous avons comblé sur plusieurs années.

Et aujourd’hui Panoramas, c’est quoi ?

Panoramas est à présent reconnu comme le premier festival important ouvrant la saison des… festivals ! Nous sommes assez fiers de ce que « Pano » est devenu : un festival reconnu par le public et les pros et affichant complet tous les ans depuis plusieurs années. C’est assez dingue pour un événement se déroulant dans une petite ville bretonne de moins de 15.000 habitants, hors été. D’ailleurs, le fait que notre camping soit complet tous les ans nous surprend à chaque fois. Les nuits sont fraiches en Bretagne entre mars et avril !

Votre programmation est à dominante électro, mais, vous prenez soin de ne pas vous limiter dans vos choix. Vous avez aussi programmés des légendes du hip-hop comme Public Enemy et des artistes plus « pop » comme  Izia ou Jeanne Added. Comment choisissez-vous les artistes ?

Plus les années passent, plus on se recentre sur la musique électronique même si nous ne programmons pas que ça. On va dire que Panoramas, c’est 95% de musique électronique et 5% de rap, rock ou autre. Au Club Coatelan, où on clôture traditionnellement le festival, on a programmé Sébastien Tellier, Fauve, François & The Atlas Mountain, Mesparrow, Jeanne Added… Et dans le passé on a aussi eu la chance de proposer 2 soirées exceptionnelles avec Alain Bashung ou des concerts de Dominique A ou Rodolphe Burger. Mais depuis quelques années, nous sommes focus sur la musique électronique au sens large. Nous programmons aussi bien de la techno, de l’electro, que de l’abstrackt hip hop, de la trance ou du hardcore. On choisit ces artistes en fonction de leur qualité. C’est le seul critère.

 

Votre volonté est d’avoir un festival sans « étiquette » ?

Panoramas est un festival de musique électronique qui s’autorise quelques digressions. Comme je le disais plus haut, Pano, c’est 95% de musique électronique et 5% de rap, rock ou autre.

La notion de découverte est d’ailleurs très présente dans le festival. Cette année, quelles seront les artistes que le public pourra découvrir ? Et quel artiste est pour vous immanquable ?

Il y en a beaucoup ! Je pense qu’il ne faut pas rater les sets de Rezz, Comah, Animal & Me, Mind Against, Rebeka Warrior, AZF, Ann Clue… Ou alors les locaux comme Songe ou T.Lesco.p… C’est toujours difficile comme question car la programmation de Pano, on la défend à 100% chaque année.

Vous êtes sold out à chaque édition depuis plusieurs années. Comment expliquez-vous la fidélité du public pour le festival ?

On essaie d’améliorer les conditions d’accueil chaque année (déco, qualité du son, de la lumière, des conditions de sécurité…). Peut-être que le public est sensible à ça, je ne sais pas. Sinon, je pense que la programmation parle à nos festivaliers qui perçoivent année après année le festival comme un passage obligé. Ca nous booste vraiment cette adhésion à Panoramas qu’on ressent sur les réseaux sociaux et pendant l’événement.

Quels sont vos envies et vos souhaits pour ce passage à la vingtaine ? Des artistes que vous rêvez secrètement de programmer ?

On ne se refuse aucun rêve… J’espère par contre qu’on saura  toujours capable de programmer les nouveaux talents émergents comme on a pu le faire dans le passé en programmant un peu avant les autres des artistes comme M83, Justice, Boys Noize, Vitalic, Izia, Dusty Kid, Boris Brejcha, Madeon, Paul Kalkbrenner…

Enfin, qu’est-ce qui fait que l’on doit être à Morlaix et pas ailleurs du 07 au 09 avril 2017 ?

Parce que Morlaix sera la ville de France où on pourra le plus s’amuser en écoutant de beaux artistes. Et parce qu’un festival qui arrive à souffler ses 20 bougies avec la même bande de copains organisateurs depuis ses débuts, et bien, ça court pas les rues !!

 

Le rendez-vous est pris, on espère tous vous y voir !!!

D’ailleurs on vous fait gagner des places :

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Merci à Joran pour ses réponses

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