Idem Nevi sévit depuis quelques années déjà dans la ville rose où la production et les performances live ont su prendre une place importante. Aujourd’hui, il sort son premier album Carmélites signé chez Chill Masters.

Avec déjà 3 EP, 2 en autoproduction et un autre chez Chill Masters, ainsi qu’un single sorti chez Oleeva Records en seulement 2 ans, Mehdi nous explique son évolution et nous en dit un peu plus sur cet album qui va sans doute marquer d’un fer de lance sa carrière…

 

Bonjour Mehdi, avant tout chose, dis-nous un peu ce qui t’as bercé, musicalement parlant, dans ton adolescence ? Quels artistes t’ont poussé à t’intéresser au djing et à la production ?

Bonjour l’équipe ! Honnêtement pendant mon adolescence j’écoutais uniquement du rock des années 70/80 avec Téléphone, The Who, Deep Purple, ACDC, Led Zeppelin… J’ai découvert la musique électronique bien plus tard quand je faisais des études sur Tarbes. Mais j’ai commencé à en écouter régulièrement quand je me suis installé sur Toulouse il y a un peu plus de 5 ans.

Niveau Djing je ne pourrais pas trop vous dire puisque je ne m’y suis jamais vraiment intéressé. J’ai été directement attiré par les artistes Live à l’époque avec Paul K, Recondite, Extrawelt, Minilogue… Du coup j’ai commencé à composer sans passer par la case Djing, j’ai sorti quelques sons, j’ai fait un live puis quelques concerts et ça s’est enchaîné…

 

Tu sors aujourd’hui ton premier album sur toutes les plateformes intitulé « Carmélites », petite référence à ton passage à la Chapelle des Carmélites à l’occasion de la Chill’Art en 2016 à Toulouse, je présume ?

 

Bien vu ! En effet ça fait référence à ma rencontre avec le crew Chill Masters qui m’avait booké pour cette soirée et avec qui je sors donc l’album. J’avais aussi fini une track la veille du concert et j’avais passé la nuit à la préparer pour pouvoir l’adapter au live. Le public avait bien réagi et j’ai donc décidé de l’appeler « Carmélites ». C’est donc naturellement que nous avons décidé d’appeler l’album ainsi !

 

Tu as su te faire une place rapidement sur la scène locale, en passant par l’inox Club à Toulouse, mais aussi au Festival Hibernation à l’hiver dernier aux côtés du label Hungry Music, puis au Festival Bel’Air plus récemment. Comment s’est passé ton évolution dans ce milieu ?

Rapidement ? Moi j’ai toujours l’impression que ça n’avance jamais assez … haha. Pour répondre à ta question je ne sais pas trop, je suppose que cela s’est fait au fil des rencontres, des retours sur mon travail fourni et avec des opportunités qu’il fallait saisir !

 

 

On a écouté attentivement chaque titre de ton album, à la fois mental, obscur, et mélodique. Comment s’est passé la composition de cet album ?

La composition s’est étalée sur environ 1 an mais si on compte les retouches puis le mastering et la définition de l’artwork par Théo Favereau le projet global a duré environ 1 an et demi. Niveau composition je ne me force à rien, les tracks sont venues au fur et à mesure. J’ai dû commencer la composition d’une trentaine de projets pour ne sélectionner que 10 tracks au final, dont 2 sont des compos que j’ai repris d’anciens projets pour les retravailler.

 

De ton regard, qu’apporte de plus ce premier album en comparaison avec tes trois EP « Wanderlust » (2015), « Movements » (2015) et « Emerald » (2016) ?

Je dirais que les deux premiers (Wanderlust et Movements) étaient vraiment des expérimentations, je les ai sortis uniquement sur soundcloud, sans label. Ce sont ces productions qui m’ont permis d’attirer l’attention de quelques promoteurs pour me faire jouer. Mais la qualité de ces derniers était vraiment à désirer … En revanche « Emerald » est vraiment le premier projet que j’ai sorti officiellement ! Productions beaucoup plus travaillées, plus précises, plus réfléchies, des progrès sur le mixage et avec un mastering fait par un professionnel. Enfin c’est aussi mon premier projet distribué sur toutes les plateformes…

Pour répondre à votre question je ne pense pas que cet album apporte quelque chose en plus, mais il apporte plutôt quelque chose de différent : la continuité de mon travail effectué jusque-là mais surtout la volonté de proposer un projet plus conséquent, plus abouti et pouvant raconter une réelle histoire ! Pour moi les projets d’un artiste reflètent son état d’esprit à un moment donné. C’est beaucoup plus difficile de faire comprendre un univers à travers un EP qu’au travers d’un Album. Mais un Album reste néanmoins bien plus complexe à composer ne serait-ce qu’au niveau de la cohérence des tracks.

 

Avant même la sortie, des titres de ton album ont été joués par les plus grands, entre autres par Richie Hawtins à l’ADE il y a tout juste 2 semaines, mais aussi par Marco Carola, Paco Osuna, Arjun Vagale, Regal, Amine Edge & Dance… Quelles sont tes impressions face cet intérêt de leur part avant même la sortie de Carmélites ?

Je suis carrément refait ! Je ne m’attendais pas du tout à des retours et des supports d’artistes de cette envergure… Ca fait vraiment chaud au cœur de voir que mon travail soit reconnu et apprécié par ces Djs reconnus mondialement.

 

Avec quels artistes aimerais-tu collaborer pour de futurs projets (locaux ou internationaux) ?

Pour le moment j’ai déjà 3 projets en cours en parallèle de mon projet solo. Je travaille sur 3 EPs avec 3 collaborations différentes avec des artistes locaux qui sont mes amis et avec qui le mélange des univers respectifs fonctionne très bien. J’ai un EP de terminé avec mon pot Prodx, un presque terminé avec mon pote Bay Of Fires qui est déjà signé sur Oleeva Records et un autre projet en cours avec Hallsax qui vient tout juste de signer chez Scandium Records le label de Paul Nazca !
Pour ce qui est des artistes internationaux j’y penserai si l’occasion se présente ! haha

 

D’ailleurs, quels sont tes projets futurs, tes prochaines dates ?

Pas mal de projets sont en cours mais je préfère ne pas en parler tant que rien n’est finalisé ! On ne sait jamais ce qui peut arriver… Mais si tout se passe bien, ca devrait bien bouger en 2018 🙂

 

Quel regard portes-tu sur la scène française techno actuelle ?

C’est assez compliqué comme question, je ne suis pas dans ce milieu depuis assez longtemps pour pouvoir avoir assez de recul… Mais de mon point de vue, il y a énormément de personnes douées qui pointent le bout de leur nez mais très peu de places à la clef. Pour moi deux mecs sortent vraiment du lot avec Kmyle et Charles Fenckler qui ont un gros niveau ! Ca correspond pas forcément à ce que je fais mais j’aime beaucoup ce qu’ils font ! Après je suis certain qu’il y a plein de pépites partout dont je n’ai jamais entendu parler …

 

« En ce moment, la mode est plutôt à la techno industrielle ou acid, et beaucoup de gens changent et perdent leur identité pour coller à ça. C’est dommage. »

 

Un petit mot pour ceux qui n’auraient pas encore écouté ton album ?

J’espère que ça vous plaira et n’hésitez pas à m’envoyer vos retours ! Toute critique est constructive, les bonnes comme les mauvaises … J’aime bien échanger avec les personnes qui prennent le temps de vraiment écouter ce que je fais. Grâce à ces discussions, je peux me remettre en question et essayer d’améliorer mon travail.

 

Merci d’avoir répondu à nos questions, à très vite !

Avec plaisir, merci à vous l’équipe !

Pour écouter l’album, ça se passe ici ! >>

« Carmélites » est disponible sur toutes les plateformes ici, bonne écoute !

 

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