Très largement inspiré par les univers croisés de la techno et de la psytrance, le premier album du projet Itchy & Scratchy, baptisé Unsuccessful Escape est un mélange hybride résolument sombre et percussif: un objet sonore étonnant que nous avons pris le temps de découvrir. Une atmosphère planante et enivrante qui a su attiser notre curiosité. Rencontre avec les deux compères qui nous éclairent au sujet de leur premier bébé. 

C’est votre premier album n’est-ce pas ?

Oui !

Comment s’est passée la production ?

Nous sommes très satisfaits du travail accompli, cela faisait 3 ans que l’on avait dans l’idée de produire un album et maintenant que c’est fait, on le considère comme notre rejeton.

La production de l’album qui au passage, a duré 9 mois, nous as sûrement fait perdre quelques neurones mais dans l’ensemble on s’est bien marré.

Comment avez vous pensé cet album ?

Nous, penser ?! 🙂

Comme une longue exploration spatiale couplée à un film d’horreur.

Et maintenant qu’il est sorti, quel regard avez-vous sur celui-ci ? 

On le regarde plus, désormais on se soigne.

Maintenant qu’il est sorti, on se dit que l’on s’approche de l’ambiance et du style que l’on s’était imaginé lors de sa gestation.

Comment le présenteriez-vous à quelqu’un ?

Comme un hybride entre l’ambiance pesante de la « Techno Indus », les cotés vicelard de la « Dark Psytrance » ainsi que le sound design de la « Forest Psytrance ». 

Un morceau favori dans cet album ? Pourquoi ?

Oui le dernier morceau : Kronos.

Il résume bien la façon dont on a pensé cet album car c’est le morceau pour lequel on s’est le plus creusé la tête en termes d’atmosphère et de construction du design sonore.  

En plus, il a sa petite histoire, à la base du track, on est parti de l’onde magnétique de Saturne traduite en onde sonore pour l’ambiance, (accessible sur le site de la NASA pour les curieux) au fur et à mesure on s’est souvenu de nos cours d’Histoire au collège disant que Saturne est la récupération romaine du dieu du temps grec Kronos et à partir de là on a décidé de rajouter des horloges ainsi que de ralentir et accélérer le BPM durant le morceau ! 

Vous avez un genre, des sonorités très particulières… on parle de Dark Prog ou de Psygressive ? Eclairez-moi !

On parle plus de « Dark Progressive » que de « Psygressive » bien que l’on s’inspire des sonorités de l’un comme de l’autre. On va dire que la « Dark Progressive » émerge de la scène « Darkpsy », elle est plus lente, plus minimaliste, plus contemplative et permet de mieux se focaliser sur la construction des morceaux.

Contrairement à la « Darkpsy », qui est plus rapide, plus torturée et donc difficile à cerner pour un public non connaisseur.  

D’où tirez-vous vos influences ?

Certains labels comme Zenon, Uroboros ou Parvati Records avec des artistes comme Hypogeo, Sensient, OnionBrain, Paracozm, Farebi Jalebi, Arjuna, Jahbo Records pour le coté Psytrance.

Pour le coté Techno, des labels comme D.M.T, Nachtstrom Schallplatten Records avec des artistes tels que Florian MSK, Hefty, Der Denker, Bjorn Torwellen & Cortechs.

Mais aussi de certains films de sci-Fi comme la saga Alien, Evil Dead ou encore le 5eme Élément.  

Comment se passe la production à deux ?

Très bien, grâce à nos parcours respectifs nous avons énormément d’idées et de connaissances musicales à partager et c’est encore plus simple depuis que nous sommes coloc !

Ça ne doit pas être toujours facile ? 

Pas forcement ! A deux, nous avons deux fois plus d’idées et nous sommes la plupart du temps d’accord sur la création de nos morceaux. 

Vous êtes complémentaires ?

On va dire qu’on est complémentaire dans notre similitude ! Quand il y en a un qui bloque, il y a l’autre pour retrouver le chemin.

Racontez-moi un peu votre duo ?

On se connaît depuis pas mal de temps. Avant de commencer ce projet, nous étions déjà de bon amis. Au départ nous avons monté le projet Itchy & Scratchy en 2009 comme un duo de Djs Dubstep, Bass Music. 

Au fil des années et des rencontres, en 2012 nous avons fini par mixer de la Psygressive et de la Dark Prog , styles émergents à ce moment la, nous avons décidé de creuser dans cette direction.

Comment s’est passé l’entrée chez Hadra Records ?

En 2012 après avoir joué au festival Hadra sur la scène alternative et avoir rencontré les différents membres de l’asso avec qui le courant passait bien, c’est Sysyphe artiste chez Hadra Records qui nous a poussé à faire la demande pour intégrer le label. 

On a envoyé un mail avec un CV et une lettre de motivation 🙂 et c’est en mars 2013 que nous avons officiellement rejoint l’équipe.

Qu’attendez-vous désormais suite à la sortie de cet album ?

Comme tous les soirs Minus, de conquérir le MOOONDE !!! Et bien sur d’avoir l’occasion de jouer dans pleins de festivals.

L’album

 

 

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