On a posé quelques questions à Mihai Popescu, jeune producteur et DJ roumain oscillant entre minimale, house et techno et qui vient tout juste de sortir un EP sur le label parisien Steppin’Motion. A suivre de près…

English version available at the end of the article.

 

Hello Mihai ! Peux-tu nous parler de tes débuts, en quelques mots ? Comment es-tu devenu passionné par les musiques électroniques ?

Hello ! Je pense que ça remonte à il y a 10 ans quand j’ai découvert la techno de Detroit.

Quelles sont tes influences, au début et maintenant ?

Il n’y a pas un artiste ou un type de musique  en particulier qui m’a influencé. Je dirais que chaque artiste et chaque genre musical ont eu leur influence créative à laquelle je peux me rattacher.

Tu as différents « visages » , en tant que MP, Aquaphresca, Schroepfer Pollet et T. Gavroche. Peux-tu expliquer leurs différences ? Pourquoi avoir choisi de « jouer » différents personnages ?

Ce sont différentes approches dans la façon dont je m’exprime… Par exemple Schroepfer Pollet est un alias sur lequel quelques-uns de mes poèmes écrits au lycée ou récents sont écrits sur les macarons (ndlr : des disques).

J’ai ouïe dire que non seulement tu produisais de la musique, mais que tu dessinais également ? Dans quelles mesure les autres Arts t’inspirent-ils ? En quoi t’aident-ils à créer de nouvelles musiques ?

Eh bien, quand tu commences à composer quelque chose, il y a une certaine émotion, un certain feeling quand tu dessines le prochain point ou la prochaine ligne, ou quand tu crées le prochain son en relation avec le précédent. Tu sais juste où il sonnera le mieux. C’est la même chose en poésie. Ou avec  n’importe quel Art. Mais je pense que c’est une autre discussion sur la nature de l’Art, sur ce qu’est réellement l’Art…

Par exemple en architecture, le plus récent des arts, il y a le système trilithique (deux piliers et une poutre), le seul système de composition qui est fonctionnel et qui te permet de créer une maison ou tout ce que tu souhaites, mais sur lequel tu dois travailler, tu ne peux pas juste placer deux piliers et une poutre et dire que tu as créé un bâtiment.

C’est donc ce que je recherche toujours quand je crée quoi que ce soit. Le premier principe de composition, la seule essence qui crée, le « one love » si tu veux l’appeler ainsi. C’est pareil pour la Musique, c’est une architecture fluide, quelque chose qui n’est pas statique. Mais elle doit être composée pour être appelée musique.

Tu sors un EP en deux parties sur Steppin’Motion : pourquoi avoir choisi de le faire de cette façon ? Est-ce que tu produis uniquement de la Minimal House comme dans la première partie ?

Steppin’Motion est un nouveau projet de Swoop et il comprend ma vision sur ce processus de création dont je t’ai parlé dans la question précédente, et il a décidé de faire un double EP avec sa propre vision : une partie minimale et une autre plus orientée dance. Pour moi, c’est difficile de mettre un genre sur quoi que ce soit, minimal house, techno de Detroit, je les appelle ainsi uniquement car c’est ainsi que les gens les nomment.

La scène house et techno roumaine est en plein essor depuis quelques années. Qu’est-ce que tu penses de cette évolution, qu’est ce qui rend le public plus sensible à la house roumaine aujourd’hui ? Comment cette scène est-elle abordée au niveau international ?

Je pense que c’est bien. Que c’est quelque chose de nouveau et accrocheur, même si ce n’est pas si récent, mais c’est ressenti ainsi… Et il y a beaucoup de gens qui sont fiers d’être roumains.

Question / Réponse rapide : ta musique non-électronique préférée ?

Thelonious Monk – Round Midnight, mais jouée par Michel Petrucciani.

 

Discogs Deejay

ENGLISH

Hello Mihai ! Can you tell us a little about your beginnings, in a few words? How did you become passionate about electronic music?

Hello ! I think it goes back 10 years ago when I’ve discovered Detroit Techno .

What are your biggest influences, then and now ?

I can`t say I am influenced by one artist or one type of sound. Every artist and genre of music has it’s creative influence that I can relate to.

You have several « faces » as MP, Aquaphresca, Schroepfer and T.Gavroche. Can you explain the differences ? Why did you choose to « play » different characters ?

There are different approaches in the way I express myself…  For example Schroepfer Pollet is  an alias where some of my high-school poems and recent  ones  are written on the label.

I heard that you are not only a music producer, but also a drawer ? Are you very inspired by other arts ? How do they help you create new sounds ?

Well, when you start to compose something, anything, there is a certain feeling that you have when you draw the next point or line, or create the next sound in relationship with the previous one. You just know where it will fit the best. It’s the same in poetry. Or in all the arts. But I think this is another discussion on what art is, what really art is…

Like in architecture, the last of the arts, for exemple there is the trilithic system (two pillars and one beam), the only compositional system that is functional, and using that you can create a house or anything you desire, but you have to work on it, you cannot place two pillars and one beam and say you created a building.

So that is what I am always looking for when creating anything. The first principle of composition, the only essence that creates, the ‘one love’ if you want to call it that. Music is the same, it is flowing architecture, something that is not static. But it must be composed to be called music.

You’re releasing an EP on Steppin’Motion in two times : why did you choose to do that this way ? Are you only producing minimal house like in the first part ?

Steppin’ Motion is a new project with Swoop and he understand my vision on this creational process that I ve told you in your previous question, and he decided to do a double EP with his own vision : one more Minimal and one more Dance orientated. For me it’s hard to put a genre on anything, Minimal House, Detroit Techno, I only call them like that cause that’s how people call them.

The Romanian techno and house scene has been booming for a few years. What do you think about this evolution, what makes the public more sensitive to the Romanian house today? How is this scene approached at the international level ?

I think it is ok. I think it’s something new and catchy, although is not that new, but it feels that way… And there are a lot of people that are proud to be romanians.

Fast Question/Answer

Your favorite non-electronic song ?

Theloniuos Monk – ‘Round midnight, played by Michel Petrucciani

https://www.youtube.com/watch?v=lUxQLU_eqfU

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