A l’occasion de l’anniversaire des 10 ans de la Dirty, The Quiet Office a mis sur pied un line-up de fou furieux pour un soirée qui s’annonce d’ores et déjà emblématique ! Rencontre avec certains des DJs qui vont vous faire suer samedi prochain…

D BRIDGE

Quelle est la recette pour durer aussi longtemps dans la drum & Bass ? Seulement la passion ?

Profiter de ce que vous faites, rester passionné et ne pas avoir peur de rester original.

Sachant que vous étiez attendus, a-t-il été difficile de reformer BCUK 10 ans après, tout en restant cohérent avec l’image que vous aviez laissés de vous ?

Pas vraiment, je fais partie du milieu depuis assez longtemps pour ne plus me soucier des attentes que l’on a de moi. Je reste moi-même, Bad Company est juste un autre projet pour moi, un moyen de m’amuser.

La création d’Exit Records a dû être un grand moment pour toi ! Comment voit-tu l’avenir de ton label ?

Un label indépendant qui continue à se développer qui continue de découvrir de nouvelles musiques. J’ai encore beaucoup de buts à atteindre.

 

ICICLE

Préfères-tu jouer en DJ set ou en live (sous le nom ‘Entropy’) ?

C’est difficile de comparer les deux. J’ai toujours aimé mixer, mais il y a quelque chose d’un peu généraliste dans le sens où nous le faisons tous plus ou moins de la même manière. Quand au live, il est unique et spécifique à ma musique, c’est une sensation exceptionnelle quand tout fonctionne et que le public en parle.

Tu vis de ta passion, tout comme ton cousin Proxima. Comment vis-tu le fait de jouer et produire en famille ? Avez-vous commencé la musique ensemble ?

Oui, c’est vrai, mon cousin et moi avons toujours été très proches, nous avons toujours eu des intérêts similaires et avons passé beaucoup de temps à produire et écouter de la musique depuis que nous étions adolescents ! Nous travaillons toujours sur des productions avec des vibes différentes!

Joues-tu d’un autre instrument (acoustique) ? Si oui, lequel et qu’est-ce que cela t’apporte ? (d’autres sensations ? de l’inspiration ?)

Oui, en grandissant j’ai joué du piano et de la batterie, ça fait longtemps que je n’ai pas travaillé ma technique mais la théorie m’a toujours beaucoup aidé dans la production musicale.

 

MR MULTIPLEX

On voit ton nom apparaître de plus en plus sur des line-up de qualité ! Pourquoi as-tu décidé de devenir un MC?

J’ai voulu faire de la musique étant plus jeune, mais la décision de devenir MC m’a frappé quand j’ai vu un autre MC (Chakra MC) se produire. Etant à la base chanteur punk/metal, j’ai tout de suite été sous le charme… Beaucoup d’amour et de dévouement pour la musique et le genre auquel j’appartiens, j’espère toujours faire danser le maximum de personnes tout au long de mon humble parcours.

Quel est la place des MC’s aux Pays-Bas ? Vont-ils de paires avec les DJ’s ?

La plupart du temps c’est le maître de cérémonie d’une soirée en particulière mais certains MC’s voyagent avec un DJ. Je pense que ça marche comme ça partout.

Quel est le secret d’entretien d’une si grande barbe ?!

Beaucoup de soins… mais surtout du dévouement pour l’entretenir, un peu de cire et quelques huiles haha.

 

DUB PHIZIX & STRATEGY

Comment s’est formé votre duo ?

Strategy travaillait en tant que serveuse dans un bar à cocktail… Je blague. Il n’a jamais eu un emploi fixe ! Je ne suis pas sûr, mais maintenant il ne la ferme jamais.

Vous êtes les auteurs de morceaux comme “Buffalo Charge” et “Marka”, tracks qui raisonnent chaque week-end dans les clubs du monde entier ! Quel est votre recette de l’anthem parfait ?

Mes hi-hats !

Votre “Well Good Do” Tour est un grand succès auprès de la communauté Drum & Bass internationale ! Comment avez vous vécu cette expérience ?

Je ne suis pas sûr de bien comprendre la question mais c’est en grande partie dû aux bières gratuites que l’on distribue pendant les soirées pour donner l’impression aux gens qu’ils s’amusent.

 

MAZTEK

Tu es connu dans la communauté comme le digne représentant de la Neurofunk italienne ! Quel a été l’élément déclencheur qui t’a lancé dans ce genre musical ?

J’ai grandi entre des enceintes, des platines et des instruments en général. J’ai décidé de commencer à produire ce style parce que je trouve que c’est le plus varié, complexe et inspirant pour moi.

En parallèle de ton projet Drum & Bass, tu as collaboré avec le groupe Dope D.O.D ! Comment en est-tu venu à travailler avec eux ?

Ça a commencé il y a quelques années. J’aime les autres styles de D&B et en particulier les beats en half-time. Je leur ai envoyé un beat car je voulais faire une collaboration pour mon EP et il a fini comme beat pour leur EP ‘ Brutality’. Nous avons commencé à partir de là et j’ai fait d’autres beats pour d’autres albums qu’ils ont sorti et bien sûr notre collaboration pour mon album 3.0 sur Renegade Hardware. On a d’autres collaborations qui se préparent en ce moment. Je vais bientôt sortir un album de beats sous un autre alias.

Près de 15 ans que tu es producteur ! Comment as-tu vécu l’évolution de la Neurofunk au fil du temps ?

Ça a beaucoup changé et évolué, dans un bon et mauvais sens. J’aime toujours la Drum & Bass originale, son âme et sa musique. J’aime le niveau d’ingénierie que la Drum&Bass a atteint, mais j’aime moins l’aspect “EDM” qu’elle prend. Parfois, il y a trop de sorties et les artistes sortent des morceaux qui ont des sonorités identiques. Malgré le fait que la qualité et les compétences qu’ils ont m’impressionnent, je ne peux pas vraiment être impressionné ou me souvenir de certains morceaux car chaque semaine, il en sort un qui est quasiment “le même morceau” que celui de la semaine précédente.

 

SP:MC

Tu es aussi connu pour tes musiques Dubstep sorties sur le label Tempa, mais aucune d’entre elles sont à 174BPM. Une raison à ça ?

En réalité j’ai aussi sorti quelques track D&B, peut-être pas aussi connues que mes releases sur le label Tempa. Celles que je préfère sont ‘Shadow’ de Breakage, ‘Surrender’ de Verse et ‘Living proof’ de Code 3. La plupart sont des collaborations, mais j’ai produit une track D&B seul qui est sortie sur Digital Soundboy (‘We Run This’). Je pense que la raison à laquelle j’ai produit plus de musiques à 140BPM est que la Jungle/D&B représente ma vie quand j’étais à l’école et que je MC sur cette musique tout les week-ends. Donc quand j’arrive au studio dans la semaine c’est cool de faire quelque chose de différent.

Y’a t-il des artistes avec qui tu aimerais produire? Lesquels?

Question difficile.. Pour de la D&B je dirais Photek ou Dillinja. Et Kahn ou Commodo pour du 140BPM. Que des producteurs légendaires !

Tu es dans la scène depuis mal de temps maintenant. Nous avons en tête un bon nombre de line-up dont tu as fait parti, notamment celles à la Fabric. Peux-tu nous dire quelques mots à propos de la fermeture et la ré-ouverture de ce dit club? Comment as-tu vécu tout ça? Qu’est-ce que ce club représente pour la scène UK Underground?

Fabric est un club très important, c’est une certitude. Énormément d’artistes et de labels doivent beaucoup à ce club. Le vide crée à la fermeture de la Fabric était immesurable. La vraie nature de cette fermeture était très suspecte à mon humble avis. Deux malheureuses morts étaient vu comme une opportunité par quelques individus cupides pour remplir leur propres agendas corrompus. Je suis très content quant à sa réouverture, ce club à toujours montré beaucoup de soutien au nouvelles musiques, et j’espère que ça continuera !
INSIDE INFO
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Tes diverses collaborations avec Mefjus sont devenues des grands classiques de la Drum & Bass actuelle ! Pourquoi avez-vous commencé à produire des musiques ensemble?

Parce qu’on a bien accroché quand on s’est rencontré et qu’on a simplement décidé de voir ce qu’il allait se passer. On adore produire ensemble !

Le projet InsideInfo partait à la base d’un duo ! Pourquoi vous êtes vous séparés? Avez-vous toujours fait de la Drum & Bass ?

C’était il y a des années, on était jeune à cette époque et on a juste fini par prendre des chemins différents, c’est la vie. Je produis beaucoup de chose mais tout n’est pas dévoilé 🙂

Tu as l’air de te plaîre dans ta maison qu’est Viper Recordings ! Peux-tu nous dire comment tu as pu être signé sur ce label ?

J’ai signé chez Viper Recoridngs il y a très longtemps, juste après que les Brookes Brothers ait passé une démo à Futurbound (de Matrix & Futurebound). Ça a été comme une seconde maison pour moi ces dernières années.

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