Après nous avoir présenté Bad Dreams il y a quelques semaines, le duo Franck Becker revient avec un nouveau single intitulé ‘Core Groove’. On en a profité pour leur poser quelques questions.

Ecoutez les 2 morceaux ici:

Interview:

Electro News : Salut les gars ! Maintenant qu’on sait qui vous êtes, pouvez-vous nous raconter un peu l’histoire du morceau. Par quoi avez-vous été inspirés ? A quoi renvoie l’expression ‘Core Groove’ ?

Franck : Salut Pierre-Charles, merci à toi pour cette interview. Core Groove est parti de l’idée d’un « noyau de groove » assez simple, avec en tête un rendu bien club contrasté par des ambiances plus lentes et sombres que nous aimons beaucoup.

Cyril : C’est l’un de nos premiers morceaux, nous avons commencé par créer un panel de sons cohérents, puis l’arrangement s’est ensuite fait naturellement.

EN : Avec quel matériel composez-vous votre musique ?

C : Nous avons chacun un home studio respectif hybride ordinateur/analog. Je suis un gros fan de Studio One comme séquenceur quand je suis en mode création/expérimentation, mais notre séquenceur final est Ableton Live pour sa flexibilité et ses capacités uniques. Sinon rien de très fou, quelques plugins Vst, quelques petits synthés analogiques, je suis plus « in the box » comparé à mon binôme.

F : Comme dit Cyril, c’est un mix de software et un début de hardware. A vrai dire cela n’a pas vraiment d’importance tant les outils actuels sont bons. Ce qui compte le plus à mes yeux est de se limiter en les maitrisant au mieux plutôt que de les collectionner.

EN : Plus généralement comment est-ce que vous bossez ? Est-ce que vous attendez l’inspiration et composez dès lors ? Ou est-ce que vous passez des journées en studio à expérimenter de nouveaux sons et à créer vos morceaux ?

: Un peu des deux, parfois on prend du recul et on se nourrit d’autres musiques car rien ne vient, parfois on bidouille pendant des heures, quelque chose monte dans la patience, enfin à d’autres moments les idées s’enchainent naturellement dès le début autour d’un déclic … ces instants là de limpidité sont magiques !

: Une grande partie de notre son est liée à l’expérimentation, des fois il nous arrive aussi de sculpter des sons pendant des heures pour finalement ne jamais être satisfaits … c’est un feeling à capter sur le moment. 

EN : Et pour travailler à distance comment faites-vous exactement ? Chacun produit de son côté et vous mettez en commun après ? Ou bien faites-vous des sessions Skype pour travailler simultanément ?

C : La plupart du temps l’un de nous deux trouve une idée puis l’envoie à l’autre pour qu’il la développe. Ensuite, l’un ou l’autre enchaine l’arrangement puis le mixage. On essaye d’être le plus autocritique possible envers nous-même, si on ne sent pas les choses à fond, on laisse de côté et on passe à autre chose. De nos jours, il est super facile de travailler à distance techniquement, mais le plus important c’est de communiquer. On est en contact permanent, tous les jours quasiment, téléphone, mail, internet … c’est très important d’avancer côte à côte pour être sur la même longueur d’onde.

F : Pas grand chose à ajouter à cela, si ce n’est au delà de nos projets de partager également sur ce que l’on écoute, nos coups de cœur etc

EN : Justement pour rebondir là dessus, quels sont vos tracks coups de cœur en ce moment ? Qui est selon vous l’artiste à suivre du moment ?

F : Difficile d’être ciblé sur un morceau en particulier, mais je trouve que l’on a une très belle scène techno française actuelle, alors soyons chauvins ! J’apprécie beaucoup le travail de Roman Poncet qu’il soit seul, en duo (Adventice et Sergie Rezza avec DJ Deep) ou sous son alias Traumer,  ainsi que Maxime Dangles.

C : Pareil c’est très difficile, peut être Yan Cook. Hors techno j’aime beaucoup Om Unit pour son style hybride qui fusionne plein d’influences.

EN : Quelles sont vos prochaines actualités ?

F : Un EP chez TMM Records pour la rentrée.

C : Avec en principe deux jolis remixes, par Vegim le boss du label et notre ami Roman Kramer. On est également en train de signer un EP sur Amalgame, subdivision du label parisien Amazone.

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