La semaine dernière nous nous rendions au DGTL Amsterdam qui a lieu chaque année pendant le week-end de Pâques. Pour sa 5ème édition, le festival avait concocté une programmation solide couvrant un large éventail de styles.

 

Nous nous dirigeons donc vers l’ancienne base navale NDSM où nous entendons déjà la musique retentir au loin.  Les files d’attentes étant fluides, nous arrivons rapidement à la scène AMP où nous assistons à la fin du live de l’anglais Lord of the Isles. Nous profitons ensuite aux sets des Néerlandais De Sluwe Vos puis Carlos Valdes qui jouent à domicile devant un public déjà acquis, compte tenu du monde et de l’ambiance présente dans les salles.

Après ces 2 sets de qualité, nous nous rendons à la scène Modular où se produit la légende Jamie Jones qui nous distille un set éclectique mêlant house et tech-house. La salle est bondée et nous décidons donc d’assister à la deuxième partie du set de l’anglais Max Cooper. Celui-ci nous livre une prestation mitigée :  beaucoup de ses productions sont jouées mais entremêlées de morceaux de style breakbeat, ce qui casse un peu la dynamique entre chaque morceau et diminue la cohérence du set à notre goût.

Nous décidons de faire une pause casse-croûte à l’un des nombreux food-trucks végétariens. En effet, dans la lignée de la démarche écologique du festival (gobelets consignés et réutilisés, poubelles de tri, panneaux solaires etc.), les food-trucks proposent au DGTL (édition de Barcelone également) exclusivement de la nourriture végétarienne et de bonne qualité.

Nous optons pour un burger à l’aubergine et nous repartons immédiatement en direction de la scène Filter où se produit Jeremy Underground. Le français enflamme cette scène plus intimiste avec sa house et nous sort un set techniquement proche de la perfection. Nous choisissons de rester dans l’univers house avec le b2b de Leon Vynehall et Ryann Eliott bien que Maceo Plex se produise sur autre scène mais que nous retrouverons en b2b avec Jennifer Cardini lors de l’afterparty. Le duo nous délivre un set house rempli d’énergie dans la lignée de celui de Jeremy Underground et conclut merveilleusement bien ce premier jour.

Le deuxième jour, nous arrivons à temps pour le set de Kobosil. Le Dj allemand nous propose un set tout droit sorti du Berghain : les kicks violents s’enchainent et les bpm défilent sur la scène Générator, où la programmation de la journée ravira les fans de techno plus violente. Nous décidons ensuite de changer de scène, direction la Modular où nous assistons au set de Talaboman avec un mapping des plus réussis. Mélodique à souhait, le duo composé de John Talabot et Alex Boman nous livre une performance remarquable. Mind Against prenant la suite des hostilités, nous restons sur cette scène pour écouter leur set hypnotique avant de nous diriger vers la scène AMP où se produit le patron du label Innervisions : Dixon. Comme à son habitude, le Dj number one du classement RA nous joue un set mélodique aux rythmes envoutants parsemé de pépites « unreleased » comme les prochains track de Trikk et Denis Horvat. Le deuxième jour se termine en beauté et nous nous dirigeons vers l’afterparty.

Que serait le DGTL sans ses afterparty ? Le festival a notamment bâti sa réputation sur ses afters de minuit à 6h, où des headliners de la journée jouent ensemble en b2b. Cette année, nous avons eu la chance d’assister le premier soir à un set d’Oceanic suivi d’un b2b magistral de Maceo Plex et Jennifer Cardini, où nous avons eu le plaisir d’entendre le culte « Solar Detroit » ou encore la dernière sortie de Laurent Garnier « From The Crypt To The Astrofloor ». Le deuxième soir, c’est Massimiliano Pagliara, Mind Against puis Joy Orbinson b2b Kornél Kovács qui nous feront voyager de la techno melodique à la house.

En bref, le DGTL c’est un festival eco-responsable, des sets de très haute qualité, une très belle ambiance avec des gens avenants et souriants, ainsi qu’une excellente organisation.

On se donne rendez-vous l’année prochaine!

DJ Koze's enticing sound has brought a touch of magic to Sunday's closing at the Modular stage.

Publié par DGTL sur mardi 25 avril 2017

Rédacteur : Romain Orrico

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