En octobre 2018, une free party dans un champ avait eu lieu dans le département du Finistère en Bretagne. L’organisateur est aujourd’hui condamné à 4 mois de prison ferme

Des lois toujours plus strictes

C’est pendant la nuit du 20 au 21 octobre 2018 à Combrit, qu’une free party est organisée par un jeune breton. Cette nuit-là, 200 à 300 personnes s’installent dans un champ en posant leur mur de son. Ils dansent toute la nuit jusqu’au lendemain 16h, malgré les plaintes du voisinage. À la fin de cette free, la propriétaire du champ constate que sa propriété a été fortement dégradée par les teufeurs. Elle décide de porter plainte et réclame 500 € de dédommagement et 500 € pour les frais de procédures engagés.

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C’est un an plus tard, en 2019, qu’un débat sur les free partys est relancé. Des lois ont été votées pour renforcer l’encadrement des raves party ainsi que les sanctions à l’encontre de leurs organisateurs. Le non-respect des règles pour organiser une free party deviendrait à ce jour un délit aux yeux de la loi. Il ne s’agit pas de les interdire, mais de tenir compte des conséquences. Outre la problématique du voisinage, il y a les problèmes de sécurité, ainsi que la dégradation de la nature, selon publicsenat.fr.

Les organisateurs doivent aujourd’hui prendre en considération des nouvelles lois telles que : un abaissement du seuil de 500 à 300 personnes et le devoir de déclarer l’évènement à la préfecture, qui sera dans le droit ou non d’accepter la demande. Si cela n’est pas respecté, un allongement de la durée maximale de saisie du matériel passe de six mois à un an et l’organisation est passible d’une peine d’emprisonnement de trois mois et d’une amende de 3.750 euros.

Un organisateur jugé coupable

L’organisateur breton de cette free party, âgé de 27 ans, était attendu à une audience suite à la plainte déposée contre lui pour « dégradation« . Il ne s’y est jamais présenté. Suite à ça, la présidente du tribunal de Quimper se confie au magasine Ouest France, en affirmant que le jeune breton a organisé des cagnottes pour faire face aux amendes. C’est sans doutes pour cela qu’il ne s’inquiète pas des sanctions. Elle ajouté que le jeune a déjà été condamné neuf fois, pour des faits similaires.  La procureure requiert donc quatre mois de prison à son encontre. Suite à ça, la Présidente annonce que c’est « une peine qu’il ne pourra pas partager avec les autres ». L’audience pour le dédommagement de la propriétaire du terrain situé dans la commune de Combrit, se voit reporté au 23 juin prochain.

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Sources : Publicsenat.fr, Traxmag et Le Télégramme